← Retour à la galerie
Édifice Ernest-Cormier Cour d’Appel du Québec
Palais de justice

Édifice Ernest-Cormier Cour d’Appel du Québec

Acrylique — 20 x 24

Référence
0121
Réalisation
2008
Endroit
100 rue Notre-Dame est
Statut
Disponible
Support
Autre

Cette toile sera en exposition à Paris du 23 au 25 novembre 2025...

Histoire

L’édifice Ernest-Cormier est un des joyaux de l’arrondissement historique du Vieux-Montréal.

Construit entre 1922 et 1926 selon les plans de l’architecte Louis-Auguste Amos, Charles J. Saxe et Ernest Cormier.

Il s’agit du premier contrat d’importance de ce dernier depuis son retour d’études à Paris.

Ernest Cormier, architecte montréalais de renom, a aussi conçu à la fin des années 1930 l’édifice de la Cour Suprême du Canada.

L’immense portique à quatorze colonnes de style dorique évoque d’emblée un temple de l’Antiquité et rappelle plus particulièrement la Rome antique. Ses énormes colonnes lui donnent un air de Parthénon qui suggère la pérennité et la force de la justice humaine.

Comme éléments extérieurs décoratifs, sur toute la largeur de l’édifice, sur la frise, au fronton, on peut lire la maxime latine :

FRUSTRA LEGIS AUXILIUM QUAERIT QUI IN LEGEM COMMITTIT (Celui qui viole la loi recherche en vain son secours)

Sur les portes de bronze de l’entrée centrale, six panneaux contiennent des bas reliefs allégoriques, à l’antique, illustrant : la Vérité, la Justice, le Jugement, le Code criminel, le Pardon et le Châtiment.

Le panneau portant sur le code criminel contient la maxime latine : DURA LEX SED LEX... (La loi est dure, mais c’est la loi)

Cet édifice a été inauguré le 22 novembre 1926 et compte alors des cours de justice avec salles d’audience, des dortoirs pour les jurés et des locaux pour la police et les prisonniers. Des bureaux pour les juges et les avocats de la Couronne ainsi que des bureaux d’enregistrement y sont aussi aménagés. Des années 1930 à 1950, les premiers ministres du Québec y ont leur bureau.

Après la mise en fonction d’un nouveau palais de justice moderne de 18 étages situé juste en face, au 1, rue Notre-Dame Est, inauguré le 8 septembre 1971, l’édifice Cormier se libère en 1972.

Les archives nationales du Québec s’y installent de 1974 à 1987 et les conservatoires de musique et d’art dramatique de 1975 à 2001.

À la suite de travaux de restauration effectués entre 2002 et 2005, l’édifice abrite la Cour d’appel du Québec à Montréal.

Une photographie de la présente toile représentant cet édifice est reproduite dans un volume écrit par l’Honorable juge Raoul Barbe de la Cour du Québec, intitulé : Les palais de justice de Montréal, paru en 2014 aux Éditions Yvon Blais, en page 83.

L’édifice Ernest-Cormier abrite la Cour d’appel du Québec. On dut détruire un pâté d’édifices historiques pour la construction de ce nouveau palais de justice. C’est à la suite du feu survenu en 1925 dans l’ancien palais de justice que les autorités se décidèrent à construire un nouveau palais plus moderne. La construction de cet édifice coûta près de 5 millions de dollars dont près de 660 000 $ servirent uniquement à l’expropriation. Un tunnel était prévu dans les plans pour relier cet édifice avec le vieux palais de justice. Pour stimuler l’emploi, la Fondation Co se vit interdire par le gouvernement le recours à des moyens mécaniques pour compléter l’excavation.

L’édifice fut construit sur de la glaise. On dut couler 15 énormes piliers de béton à plus de 60 pieds sous l’édifice pour assurer une construction complètement stable.

C’est en 1971 que cet édifice cessa d’occuper ses fonctions de palais de justice alors qu’on inaugurait le nouveau palais moderne de 18 étages, juste en face sur la rue Notre-Dame. L’édifice Ernest-Cormier abrita par la suite le conservatoire de musique et le conservatoire d’art dramatique avant de servir encore pour la justice avec la Cour d’appel du Québec.

Cet édifice est de style Renouveau classique. Architectes et concepteurs : Louis-Auguste Amos et Ernest Cormier. Constructeurs, entrepreneurs et artisans : Atlas Construction, Alphonse Gratton, Dominion Bridge & Co.

Sources