À propos

Revue de presse

Voici quelques articles parus dans les journaux et concernant l’artiste-peintre Yves Morier.

2023

2013

  • Manier le maillet et le pinceau

    Marc Perrault, Le Clairon
    Référence seulement

2008

  • Les impulsions d’une artiste et les évasions d’un juge

    Paul-Henry Frenière
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    7 mars 2008

    L’une est une artiste dans l’âme, l’autre se définit lui-même comme un juge qui peint. Doris Chassé et Yves Morier voulaient se lancer un défi personnel : une exposition en duo. C’est le résultat de ce challenge qu’ils présentent à la bibliothèque T.-A.-St.-Germain du 31 mars au 21 avril. Je les ai rencontrés, à l’atelier de la peintre, quelques jours avant l’exposition.

    par Paul-Henri Frenière (journal culturel Zoom avril 2008).

    Pourquoi une exposition en duo ?

    « Depuis 1999, nous nous côtoyons dans les expositions collectives, dans les symposiums, et l’année dernière nous avons eu l’idée d’exposer ensemble. C’était comme un défi » raconte Monsieur le juge.

    Vous avez pourtant des styles et des thèmes très différents ?

    « Ce qui nous rejoint c’est le goût de peindre, c’est l’amour de la peinture, l’amour des couleurs » réplique Doris Chassé.

    La couleur, la lumière, les maisons

    Doris Chassé n’en est pas à ses premières armes. Elle compte déjà plusieurs expositions solos, ici et ailleurs. Yves Morier, pour sa part, expérimentera pour une première fois une exposition en duo. Il présentera donc une vingtaine de toiles dont plusieurs (une douzaine) sont toutes récentes.

    « J’ai eu quelques jours de vacances, récemment, et j’en ai profité pour donner un grand coup. Je peignais du matin au soir. Une expérience formidable ! » lance Yves Morier qui revenait d’un voyage en Italie, duquel il a ramené une grande quantité de photos, de quoi nourrir son inspiration pour plusieurs toiles.

    « J’adore les couleurs de l’Italie, sa lumière, son architecture aussi ».

    Justement. La richesse du patrimoine architectural représente une source d’inspiration pour lui. Outre le marché centre de Saint-Hyacinthe, l’exposition présentera des maisons ancestrales, des boutiques, des palais de juste (tiens, tiens, déformation professionnelle ?).

    Parlant de justice, je lui demande si, pour lui, la peinture représente une sorte… d’évasion.

    « Exactement répond-il, je ne vois pas le temps passer quand je peins. Je suis totalement absorbé par ce que je fais. J’oublie mes causes et tout le reste. Oui, c’est une évasion.. Mais une belle évasion ! »

    L’univers et les impulsions

    Doris Chassé, quant à elle, exposera une vingtaine de tableaux (grands et petits formats) issus de sa dernière série intitulée Regards vers le ciel. Des œuvres abstraites créées à partir de ses « impulsions » générées par son imagerie mentale.

    Personnellement, je vois certaines toiles de Doris Chassé comme un regard porté vers l’univers. L’univers extérieur et intérieur à la fois : un télescope braqué sur l’espace sidéral et un microscope qui scrute les tréfonds de l’âme humaine. Où du chaos émerge une certaine harmonie : de couleurs, de formes et de sens.

    « Je suis extrêmement fier et même honoré d’être son ami. C’est une grande artiste. Je la compare avantageusement à Riopelle et à d’autres grands de la peinture » juge Yves Morier, sans appel, devant une Doris Chassé rougissante. « Un jour, nous exposerons à New York » lance-t-il, pour dissiper le malaise en provoquant l’hilarité.

    Mais on ne sait jamais… Doris Chassé est en pleine possession de son art et le juge Morier prendra bientôt sa retraite. Il aura alors tout son temps pour défendre les mérites de sa muse et pour s’évader à son goût.

    RICHESSES ET IMPULSIONS

    Du 31 mars au 21 avril 2008

    (vernissage le dimanche 6 avril à 13h)

    Bibliothèque T.-A.-St-Germain

  • Sur la scène des arts (entrefilet)

    la rédaction
    Référence seulement

2004

  • La Société d’arthrite vous convie à son bal annuel

    Ariane Faribault
    Référence seulement

2001

  • Pour la beauté des fleurs

    Denyse Bégin
    Référence seulement

2000

  • Le juge qui peint

    Denyse Bégin
    Lire l’article ici Replier

    8 mars 2000

    Il garde jalousement une toile de sa vieille tante Rebecca chez lui. Le juge Morier a d’abord admiré les toiles des autres, pendant de nombreuses années, avant de se mettre lui-même à la peinture. Il parcourait alors le circuit des galeries d’art, allant même jusqu’à New-York pour satisfaire son goût du beau et son admiration pour le travail des peintres. Il y a vingt ans, il a fait le grand saut. « Sérénité » est la première exposition solo du juge Morier, un Maskoutain pure laine.

    Par Denyse Begin (Le Courrier de Saint-Hyacinthe, Mercredi 8 mars 2000).

    Monsieur Morier père était fleuriste et photographe. « Je travaillais avec mon père dans sa boutique. Il me montrait comment arranger les fleurs et agencer les couleurs ». Quand le temps de m’inscrire à l’université est arrivé, j’ai décidé d’aller à Québec. Le cachet du Vieux-Québec m’attirait. C’est à cette époque que j’ai commencé à courir les galeries d’art avec un copain. Un jour j’ai rencontré Miyuki Tanobé, mais la rencontre qui a été déterminante pour moi fut celle avec Louis Tremblay, un peintre charlevoisien venu exposer à Saint-Hyacinthe. « Après lui avoir parlé et avoir vu ses œuvres, j’au eu le goût de tâter du pinceau ».

    M. Morier suit alors quelques cours et se lance dans cette grande aventure artistique dont il dit tirer beaucoup de sérénité. « Juger comporte l’art d’écouter et bien que peindre consiste plus en l’art de regarder et de se laisser imprégner des beautés en mouvance, c’est en les écoutant que l’on peut les transporter à sa manière sur un panneau ou une toile », précise-t-il.

    C’est avec beaucoup d’humilité que le juge parle de sa passion pour la peinture. « Je ne prétends pas être un grand peintre… Je dirais que je barbouille et ça me fait plaisir. Mes toiles sont une projection du regard personnel que je porte sur les choses. Souvent, elles correspondent à un souvenir précis.

    La sérénité… c’est un terme qui revient souvent dans la conversation avec monsieur le juge. C’est aussi le titre de l’exposition solo qu’il présente jusqu’au 31 mars, à la bibliothèque T.-A.-Saint-Germain.

  • L’art et l’amitié

    Véronique Lemonde
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    2 avril 2008

    Elle, ce sont des explosions abstraites aux allures de firmaments qui l’allument présentement; lui, ce sont les couleurs éclatantes des tulipes et les belles demeures d’autrefois. Tous les deux ensemble, ils prouvent que l’art permet des rencontres qui deviennent de belles amitiés au fil du temps.

    Par Véronique Lemonde (Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 2 avril 2008)

    Ce duo contrastant est formé des peintres maskoutains Doris Chassé et Yves Morier qui présentent ces jours-ci l’exposition Richesses et Impulsions, à la Bibliothèque T.‑A.‑Saint‑Germain.

    Les deux amis carburent à la peinture depuis tellement longtemps qu’ils ont du mal à se rappeler à quand remonte leur première rencontre artistique. Aux alentours de 1995, peut‑être 1994. Ce sont les symposiums, le Sentier des couleurs de Saint-Pie et tant d’autres événements artistiques qui ont permis de faire éclore cette amitié entre Doris Chassé et Yves Morier. Ils se souviennent une fois, entre autres, où ils avaient peint ensemble. À la fin de la journée, ils avaient alors décidé d’échanger les deux toiles complétées.

    « Nous avons souvent fait des choses ensemble de manière informelle, mais là, dernièrement, nous nous sommes dit : tiens, si nous faisions un duo? », indique Yves Morier, également juge à la Cour du Québec.

    Des cieux abstraits

    De ces univers fort contrastants ressort pourtant une belle cohérence pour quiconque a l’occasion de discuter avec ces deux passionnés.

    Doris Chassé, même si elle se consacre dorénavant à l’abstrait, confie qu’elle vit « toujours un combat intérieur entre le figuratif et l’abstrait ». « À mes débuts, je faisais surtout du figuratif, puis, dans les années 90, l’abstrait a fait son chemin dans mes toiles. Encore aujourd’hui, ce que j’enseigne dans mes cours, c’est surtout académique. Cependant, dans mes toiles plus récentes, j’ai fait le choix de l’abstrait », de dire Doris Chassé.

    Pleines de textures, les œuvres (techniques mixtes) de cette dernière semblent tout droit sorties de livres d’astronomie avec leurs jets à l’image de nébuleuses, d’étoiles ou de constellations. Mais la lecture de tout cela, Doris Chassé la laisse aux visiteurs même. « Pour moi, Doris, c’est comme du Riopelle », complimente Yves Morier en nous montrant un article de journal traitant des 60 ans du célèbre Refus global. « Ça me touche ce que Yves dit, parce que Riopelle est un des grands selon moi. J’aime particulièrement cette phrase qu’il a dite : quand tu commences un tableau, il te faut nier tous les autres », ajoute Mme Chassé.

    Richesse des couleurs

    Yves Morier, quant à lui, présente une série de toiles (huile et acrylique) où se côtoient l’architecture patrimoniale du Québec, dont plusieurs œuvres représentant le centre-ville maskoutain, le voyage et les couleurs vibrantes.

    Très souples et tout en mouvement, les traits d’Yves Morier donnent quelque chose de fantaisiste à ces paysages souvent urbains. Des toiles sur son dernier voyage en Italie, cet hiver, mettent vraiment en valeur les couleurs éclatantes qui caractérisent sa production.

    « Dans mon travail de juge, je fais respecter beaucoup de règles, alors, en peinture, je suis spontané, je m’éclate. Disons que mes points de fuite ne sont pas toujours impeccables », lance Yves Morier. Cet éclatement par l’art, cet exutoire, Doris Chassé le vit également, elle qui se doit d’enseigner des techniques bien précises à ses élèves. « Je ne savais pas qu’Yves voyait la peinture dans cette optique versus son métier de juge, comme moi, versus mon travail de professeure de peinture. »

    Encore une fois, les deux amis peintres venaient de découvrir un aspect supplémentaire qui les réunit dans leur amour des arts.

    L’exposition Richesses et Impulsions se poursuit jusqu’au 21 avril. Un vernissage aura lieu ce dimanche, le 6 avril, de 13 h à 16 h, en présence des deux artistes.